Comment mettre à profit son année à l'étranger en temps de crise sanitaire ?

Avec la crise sanitaire, les universités fermées, les confinements, couvre-feux et soirées Erasmus annulées, ton année à l’étranger ne ressemble peut-être pas réellement à ce que tu avais imaginé. En ce début de second semestre, voici donc quelques conseils pour te permettre d’en profiter malgré les conditions actuelles.

« Pour la nouvelle génération. Par la nouvelle génération ! »

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Envisager la colocation

Si tu n’es pas encore installé, réfléchir à une colocation peut être une bonne idée – à condition de se mettre d’accord sur les mesures sanitaires, comme le rappelle Anna, étudiante actuellement en stage à Londres (Angleterre). Non seulement il s’agit d’une organisation économique, mais elle te permettra de rencontrer d’autres étudiants et de tisser des liens malgré la crise sanitaire. C’est un moyen de lutter contre l’isolement qui pourrait assombrir ton expérience internationale. 

 

C’est le conseil que donne Charles, étudiant en échange à la Copenhagen Business School (Danemark) : « Ce qui m’a fait du bien, c’était d’être en coloc’ […]. J’étais dans une résidence [universitaire], donc je rencontrais des étudiants : ma vie sociale n’était pas au point mort. » Pour trouver des colocataires, tu peux te renseigner auprès de ton université d’accueil, qui aura probablement des services dédiés ou des résidences étudiantes à te proposer. Tu peux également éplucher les groupes Facebook à ce sujet. 

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S'inscrire dans une association

Un autre moyen de créer du lien peut être de s’investir au sein d’une (ou plusieurs) association(s). Celles-ci demeurent en effet souvent actives, malgré la crise sanitaire, et organisent diverses activités et conférences, dans le respect des fameux « gestes barrières ». À distance ou en présentiel, tu y rencontreras des étudiants qui partagent les mêmes passions, autour d’activités qui te permettront de te changer les idées. Pauline, étudiante en échange à l’Université de Stirling (Écosse), conseille par exemple de participer, dans la mesure du possible, aux activités sportives du campus ou de la ville dans laquelle on se trouve : « C’est […] une occasion de s’aérer, de se dépenser et de rencontrer de nouvelles personnes. [Cela permet également] de sortir un peu de la routine ‘se lever, faire ses cours en visio’, se coucher’ [et] de découvrir de nouveaux coins où on n’aurait pas forcément pensé aller. Par exemple, la première fois que je suis allée faire du sport sur le campus, je me suis perdue et j’ai vu des biches ! »

Il existe également des groupes Facebook dédiés aux programmes Erasmus, au sein desquels tu peux rencontrer d’autres étudiants dans la même situation et échanger avec eux. C’est ce que Zoé, étudiante ayant réalisé un stage à Ljubljana (Slovénie) en début d’année, a choisi pour lutter contre l’isolement : « On avait des groupes WhatsApp dédiés à des types d’activités spécifiques, comme la randonnée, l’escalade, le vélo… […] L’avantage, c’est que je rencontrais du monde, mais toujours en extérieur et on faisait attention [à maintenir les distances]. […] On avait un peu formé nos propres assos ! »

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Se promener 

Découvrir la ville dans laquelle tu résides peut également être un moyen de profiter de ton séjour à l’étranger. Le conseil peut sembler basique, mais prendre des photos, marcher et t’approprier ton environnement te permettront de t’imprégner de l’atmosphère de ce nouveau lieu et de ne pas être frustré en rentrant en France. C’est par exemple ce qu’Arnaud, étudiant en échange à Dublin (Irlande), et ses amis, rencontrés en début d’année, tentent de faire : « Nous visitons la ville comme nous pouvons. Même si nous ne pouvons pas visiter les musées et autres monuments, [Dublin] reste une ville très agréable à vivre ! Nous tentons de rencontrer du monde [malgré tout] et de parler au maximum anglais, même entre nous. »

 

Si les lieux culturels sont ouverts, fonce ! Musées, théâtre et cinéma sont autant de moyens de s’évader, d’en apprendre davantage sur la culture qui t’entoure et ce sont des souvenirs que tu conserveras.

Cuisiner !

Cuisiner peut également être un moyen de t’imprégner de ton environnement, malgré la fermeture des bars et restaurants. C’est le conseil que donne Jeanne-Louise, étudiante en échange à Jérusalem (Israël) : « Ce que je fais, c’est que, comme je ne peux pas aller au restaurant ou manger un bout dehors, j’essaie de préparer de la cuisine locale, comme ça je gagne de l’argent, je mange bien et je ne m’ennuie pas pendant mon énième confinement ! ». C’est aussi l’occasion de profiter de la culture locale.

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Travailler dans un environnement différent

La plupart des étudiants en font aujourd’hui l’expérience, suivre ses cours dans l’appartement ou la chambre dans laquelle on passe le reste du temps peut très vite devenir étouffant. Si les restrictions sanitaires le permettent, tu peux essayer de profiter d’autres lieux ouverts pour travailler. Cela te permettra de découvrir de nouveaux endroits sur le chemin et surtout de ne pas rester enfermé. C’est le second conseil que donne Charles : « Ce qui a [aussi] fonctionné pour moi, c’était de réussir à aller en bibliothèque pour séparer les lieux où je travaillais et où je vivais. »

Etoffer ton CV

Enfin, tu peux essayer de trouver un stage ou un petit boulot, qui te permettra de tirer profit de cette année en acquérant une expérience professionnelle internationale. Les démarches ne sont pas simplifiées par la pandémie, mais tu peux tenter de contacter ton université d’accueil pour lui demander de l’aide et connaître les opportunités qui existent en ce moment. Cependant, si tu ne trouves pas, ne t’inquiète pas, peu d’entreprises offrent aujourd’hui de telles opportunités.


 

Pour finir, il est important de préciser que ces conseils ne s’appliquent évidemment pas à toutes les situations et ne te conviendront pas nécessairement. Cela dépend du pays dans lequel tu te trouves et sa situation sanitaire, mais aussi de ta manière de travailler ou de vivre, de tes envies et de ce dont tu as besoin en cette période difficile. « Il n’y a pas une to-do list de ‘comment profiter [de son année à l’étranger]’ », comme le rappelle Charles avant d’ajouter : « ce qui me convient ne va pas forcément convenir aux autres ! ». 

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Auteur : Elise Ceyral

Présentation : Etudiante à Sciences-Po, passionnée de presse écrite et d'actualité. 

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